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Elvin Flamingo

 

7. Katarzyna Paluch - 20.11.2008
"SMALL SPACES"

Le paradocumentaire de 41 minutes intitulé Small Spaces a été tourné au 3ème Silesian Jazz Festival en avril dernier.
Les noms qui apparaissent dans les « crédits » au dos de l'album feront battre plus vite le cœur de tous les amateurs de jazz et de musique improvisée. L'œuvre de Elvin Flamingo nous donne l'occasion d'écouter Jim Black, Tymon Tymański, Irek Wojtczak, Ravi Coltrane, Ralph Alessi et Wojtek Mazolewski, de découvrir leur pensées concernant la musique improvisée, ainsi que leur avis sur la scène musicale polonaise et même sur les écoles de musique.
Small Spaces tente de montrer ce qu'est la musique improvisée, de la comprendre, de présenter son essence, ce qui est utile dans le cas d'un genre musical considérée par certains comme du bruit gratuit. Même si, comme le dit Jim Black, « Cela peut être du bruit, si c'est ce qu'on a envie de jouer. » Examiner le travail des musiciens et les écouter révéler leurs moyens d'obtenir le son désiré permet de comprendre que la musique improvisée se rattache à la vie, aux idéaux et même à la révolte particulière qui la façonne. Elle peut être dialogue, dispute, réflexion libre ou monologue. Parfois, elle peut être le résultat du hasard ou de recherches.
Dans les propos des musiciens, l'élément critique est important. Tymon Tymański pointe la stagnation sur la scène musicale polonaise, le regard tourné vers l'occident « de la perspective de poissons dans un aquarium. » Irek Wojtczak ne cache pas que l'organisation hiérarchique des écoles de musique peut tuer chez un artiste ce qu'il a de plus précieux : sa subjectivité et son approche personnelle du son. Quelqu'un dit : « J'ai vu des gens qui sont sortis détruits de l'école, qui ont mis des années à se reconstruire. »
Mais, ce qui se dégage avant tout du documentaire de Flamingo, c'est la fascination pour le son, le besoin de liberté totale dans l'expression artistique. La musique considérée comme une création servant à exprimer ses émotions personnelles et qui ne supporte pas d'être enfermée dans un quelconque cadre. Pendant quarante minutes, on est étonné par le savoir-faire technique des différents instrumentistes, mis en valeur par la forme spécifique due au montage « improvisé » du réalisateur. Les couleurs changent, les situations et les sons. Mais en fait, rien ne se finit, car les morceaux sont à chaque fois interrompus pour insérer les propos de l'artiste suivant - et du reste le film n'a pas de fin, la conclusion étant laissée au spectateur.
Les Polonais ne réalisent pas de films sur la musique, et encore moins sur sa crise. Elvin Flamingo, le premier, a décidé de rompre le silence et l'autosatisfaction des jazzmen polonais. D'un côté, c'est instructif, de l'autre, cela force à réfléchir. Combien des thèses exprimées, mettons, par Tymański, se réaliseront dans le futur, combien de jeunes musiciens réussiront à sortir de l'impasse que constitue la scène polonaise ? Personne ne le sait. Mais, ce qui est sûr, c'est qu'on va reparler de ce Small Spaces. En bien ou en mal ? S'il y a critique, il importe que cette dernière soit constructive.

Katarzyna Paluch, Onet.pl



6. Patryk Gochniewski
- 27.10.2008
"SMALL SPACES"

Au club Żak, lors du festival Jazz Jantar, a eu lieu la première du film Small Spaces, réalisé par Jarosław Czarnecki alias Elvin Flamingo.
Ce paradocument de 41 minutes essaye de définir ce qu'est l'improvisation et où se situent, dans ce domaine, les musiciens polonais. C'est également un film sur les vedettes de l'improvisation, dont la musique constitue l'envoûtante bande son. Small Spaces a été tourné cette année au cours du 3ème Silesian Jazz Festival, en avril dernier. Le film de Czarnecki se caractérise par la polyphonie de l'expression des sentiments et de la communication, pas seulement verbale, mais plutôt de celle qui en musique prédomine, la communication émotionnelle. Il contient de nombreuses opinions critiques sur les écoles de musique, entre autres qu'elles détruisent le talent en obligeant à penser la création musicale en termes de schémas, ce qu'illustre le mieux l'avis du batteur Jim Black : « Quand tu regardes les notes, tu ne les entends pas ». C'est également lui qui est l'auteur d'une des plus fortes phrases du film : « la Pologne n'est pas un pays tolérant pour les musiciens jouant quelque chose d'autre, d'improvisé », à laquelle fait écho des déclarations inhabituellement amères de Tymon Tymański.
La clé des explications sur l'improvisation est donnée par les manipulations du montage fait par l'auteur, qui n'est autre qu'une improvisation minutieusement préparée. Czarnecki ne laisse aucun morceau se dérouler jusqu'à la fin. Il permet aux créateurs, en revanche, de s'exprimer à leur guise, souvent dans plusieurs langues. Grâce à la participation d'artistes tels que Jim Black et Ravi Coltrane ainsi que Tymon Tymański et Irek Wojtczak, le film ne manque pas de moments pleins d'extase musicale ou de propos amers, qui nous ramènent à la dure réalité.
Small Spaces est un film précurseur, le premier qui parle aussi ouvertement de la crise frappant la musique polonaise.
Il y aura autant de réponse à l'interrogation sur la nature de l'improvisation que de personnes qui regarderont ce film. Pour certains, ce sera la façon de présenter des faits, pour d'autres le montage du film, ou encore des directions musicales inattendues.
Une chose est sûre : Small Spaces est un film dont on reparlera.

Patryk Gochniewski, Gazeta Wyborcza



5. Patryk Gochniewski
- 24.10.2008
"Un film au festival JAZZ JANTAR"

Lors du premier jours des Avant Days aura lieu la première du film Small Spaces, réalisé par Jarosław Czarnecki, se cachant sous le pseudonyme de Elvin Flamingo. Small Spaces est un paradocument intéressant sur les vedettes de l'improvisation. Tourné cette année au cours du Silesian Jazz Festival, le film essaye de définir ce qu'est l'improvisation et où se situent, dans ce domaine, les musiciens polonais. En plus des propos des musiciens, le film contient des extraits de leurs concerts, grâce à quoi la bande son de Small Spaces est extrêmement originale et envoûtante. Ce film paradocumentaire spécifique met en doute la capacité des écoles de musique à former des musiciens et souligne l'énorme disproportion entre la façon de concevoir la musique en Pologne et ailleurs. C'est le premier film montrant aussi clairement le marasme de la musique polonaise et l'essence de l'improvisation. C'est pourquoi, justement, Small Spaces est à voir non seulement par les amateurs de cinéma mais aussi par les jeunes musiciens.

Patryk Gochniewski, Gazeta Wyborcza



4. Marcin Babko
- 23.10.2008
"De la plage au terril"

L'un des documents polonais les plus interessants sur le jazz a été tourné à Katowice, mais c'est un réalisateur de Sopot qui en est l'auteur.
Dimanche, pour inaugurer le Festival international de nouvelle musique improvisée Jazz i Okolice a été projeté le film documentaire Small Spaces. Elvin Flamingo, artiste de Sopot, réalisateur, cinéaste (auteur, entre autres, de The Joiner's Baby et Mama Africa), graphiste et musicien, l'a tourné pendant les ateliers internationaux de musique du 3ème festival de jazz de Silésie à l'Académie de musique de Katowice, en avril de cette année.
« Quand j'ai su que le batteur américain Jim Black viendrait à ces ateliers, j'ai décidé d'en faire un film. Je me suis mis en congé et je suis allé en Silésie. La musique improvisée m'est proche, j'en ai toujours écouté, j'ai essayé d'en jouer. Mais le film n'est pas un compte-rendu des ateliers. Ceux-ci sont uniquement un prétexte. Si Jim Black et ses copains étaient venus à un festival de chants folkloriques, je serais allé là-bas faire un film sur eux. Mais j'avais envie de ne pas me restreindre au domaine du seul jazz. C'est aussi un film pour ceux qui n'écoutent pas du tout cette musique. » nous dit Elvin.
Dans son film jouent et parlent du jazz entre autres Ravi Coltrane, Ralph Alessi, Tymon Tymański et Irek Wojtczak. Pour le moment, on pourra seulement le voir au cours de festivals de jazz, entre autres à Gdansk et Varsovie. Le réalisateur, cependant, ne cache pas que son but principal est de participer à des festivals du film internationaux, et le film est sorti en version polonaise, anglaise et française. On sait déjà que Small Spaces va passer en novembre à l' IDFA Docs for Sale à Amsterdam. L'année procaine, il doit être diffusé sur TVP Kultura et TV Kino Polska.
Katowice est seulement une étape ? Entretien avec Andrzej Kalinowski.
- Au printemps de cette année, tu as co-organisé des ateliers internationaux de musique qui se sont déroulés à Katowice, mais qui ont servi de sujet à un film tourné par Elvin Flamingo, réalisateur de Sopot...
- C'est le problème de la Silésie. La plus grande région de Pologne, plus de trois millions d'habitants, avec une filière opérateur et une autre cinéma, avec deux stations de télévisions, une école des beaux-arts, des cinéastes... On s'occupe trop de ce que font les autres, on copie les idées de Varsovie, de la Triville, d'Amsterdam ou de Berlin, et on ne voie pas ce qui se fait chez nous, et qui est novateur. Ces ateliers étaient un événement important au point de vue national. Ce qui est important pour moi, c'est que quelqu'un s'y soit intéressé. Qu'une personne de Sopot soit venu et ait tourné et sorti ce film en risquant son propre argent. Je regrette que personne d'ici ne l'ai fait, mais cela donnera peut-être envie à d'autres, et leur montrera qu'on peut également chercher l'inspiration ici. Ce ne serait pas bien que Katowice devienne une simple sortie d'autoroute entre Cracovie et Wrocław.

Marcin Babko, Gazeta Wyborcza



3. Agnieszka Szeffel
- 13.10.2008
"SMALL SPACES"

Bien que je sois une complète ignorante en ce qui concerne la musique, je ne sais même pas si je le remarquerais, le jour où celle-ci viendrait à disparaître ; je ne me suis pas du tout ennuyée, et j'ai même entendu quelque chose, pas vraiment sur les sons, car ils ne me semblent pas jouer le premier rôle ici. Le film aborde le thème de l'atelier musical comme un prétexte, en tout cas, c'est ainsi que je le comprends, car j'ai constamment affaire à différents genres d'improvisations débordant de « petits espaces » dans chaque domaine dont je m'occupe, cela m'est proche, et ce film me touche, il y a beaucoup de scènes qui me plaisent : celle sur « la musique, une mission ? », qui me fait toujours sourire, la façon dont se comportent et parlent Jennifer Zielińska, Jacek Staniszewski aborde tout simplement des choses fondamentales, généralement je suis impressionnée par le naturel et la liberté des héros du film. Le réalisateur a su conserver un rythme libre, sans contraintes, pour présenter leurs points de vue, et c'est ce que je préfère, mais il y a aussi des choses que je ne comprends pas. D'un côté, j'aime l'idée du montage avec le visage rouge, mais je n'arrive pas vraiment à associer le visage du garçon, qui apparaît le plus souvent, à quoi que ce soit, et le visage de la fille est à mon avis utilisé d'une manière trop directe pendant les conversations sur la frime chez les musiciens ; je ne saisis pas tout à fait non plus l'idée qui à présidé à l'utilisation du monochromatisme pour certaines scènes, qui me semble liée au hasard, mais d'un autre côté j'explique cela par l'esthétique spécifique qui accompagne les concerts de jazz, qu'on voit également dans le film : les musiciens sont drapés d'une seule couleur, souvent très intensive, mais dans le film c'est, il me semble, un peu exagéré, et cette esthétique ne me parle pas beaucoup, le naturel, dont j'ai parlé plus haut, m'attire beaucoup plus, en regardant certains visages, leur dessin est tellement noble, étrange, intéressant, intense, que l'entourage, ou les vêtements de ces gens peuvent être les plus simples et les plus normaux de la terre, ils sembleront quand même exceptionnels ; plus le dessin du visage est intense, plus le cadre est calme, ce qui fait ressortir l'intensité de la personnalité des héros mais, peut-être, et le monochromatisme et les trucs de montage ont leur rythme que mon oreille (ou mon œil) ne saisit pas.
Félicitations pour le film, il est vraiment intéressant.

Agnieszka Szeffel, cinéphile



2. Grażyna Świętochowska
- 22.09.2008
"SMALL SPACES" [JAZZ FORUM - Décembre 2008]

22 heures de documents bruts, coordonnés et réalisés par une seule personne. Quelle a été la conception de Elvin Flamingo pour ce "Small Spaces" ?
L'auteur s'est servi d'une manœuvre paradoxale - pour un documentaire musical, et aussi parce que le matériau de ce dernier est un atelier d'improvisation jazz - qui résulte en un changement fondamental de proportion : les musiciens, rejetés de leur rôle, parlent, discutent, déroulent de petites narrations théoriques. Des thèmes reviennent : l'importance de l'improvisation, les objectifs et les limitations de l'éducation musicale scolaire, la prédominance de la voix sur les autres instruments, l'expérience synesthéthique des sons et des couleurs, le statut et la qualité du feeling musical. Les courts espaces entre les sons sont inondés par des rivières de mots, tandis que les images de concert apparaissent en nombre volontairement restreint. Il est caractéristique que les musiciens occidentaux cherchent à établir une synthèse, ont le courage d'aborder des thèmes difficiles, en une langue souvent peu concrète, édulcorée, presque ésotérique - faisant plus appel à l'expérience mystique qu'à des éléments purement musicaux. Beaucoup d'entre eux mentionnent la synesthésie, l'expérience de l'écoute musicale par plusieurs de nos cinq sens simultanément.
Les musiciens polonais, eux, semblent plutôt indiquer la présence de frontières impossibles à dépasser entre les générations et les différentes castes : les jeunes, les autres, ceux qui se distinguent par leur apparence ou leur jeu musical, voués à l'échec dans un milieu hermétiquement clos : entre les Polonais et un « ailleurs » idéalisé, libéré, sans contraintes. Mais, en disant cela, ne font-ils pas eux-même le jeu de cette soi-disant ligne de partage entre la Pologne et le reste du monde ?
Travail imposant d'un seul homme - opérateur, monteur, scénariste. Il manque un peu de sous-titres accompagnant les « têtes parlantes », mais, d'une part, ce parti-pris de silence donne l'impression que ce message ne s'adresse qu'aux initiés de ce milieu musical précis, ce qui renforce la thèse contenue dans les propos sur l'inadéquation de l'éducation musicale scolaire. D'autre part, cela renforce l'homogénéité ente les scènes d'atelier musical et celles procédant d'une approche plus créative - les visages regardant en silence, parfois de façon altière ou provocante, les confessions muettes, ou presque des musiciens sur leur art.

Grażyna Świętochowska, Rédacteur de chef de "Panoptikum"



1. Tymon Tymański - 01.09.2008
"SMALL SPACES"

Jai regardé récemment un document archi-intéressant, intitulé "Small Spaces", de l'artiste de Sopot Elvin Flamingo. Le film s'inspire d'ateliers d'improvisation organisés au GCK de Katowice par Andrzej Kalinowski, mélomane et activiste jazz. Ces ateliers ont permis d'assister à des cours et de jouer avec, entre autres, Ravi Coltrane, Jim Black, Mark Helias ou encore Brad Shepik. Les musiciens américains exposent leurs vues sur les écoles de musique, l'apprentissage des règles et l'espace de liberté dans la musique improvisée. À leurs côtés s'expriment également des musiciens polonais :
Wojtek Mazolewski, Irek Wojtczak, Jacek Staniszewski et votre serviteur. Quand j'entends nos propos, deux impressions divergentes me viennent à l'esprit : d'une part que nous avons raison de critiquer le milieu artistique polonais, mais d'autre part que nous manquons singulièrement de libre arbitre. Nous continuons à nous battre contre l'héritage communiste, contre nos passeports de deuxième catégorie, nos complexes de provinciaux, nos limitations sociales et la mesquinerie de notre milieu. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, feignons l'indifférence face à cette ambiance de basse-cour, où il nous a été donné de vivre. Mais qui aimerait vivre dans un poulailler ? Comparés à nous, le jeune Coltrane ou Black ont un discours libéré des contingences de leur milieu. Leur art fait d'eux des hommes indépendants, respectés, ils ne ressentent pas le besoin d'entretenir des antagonismes inutiles. Mais, d'un autre côté, il faut avoir à l'esprit ce que ça signifie d'habiter aux États-Unis. Être un artiste alternatif aux États-Unis (du type Sonic Youth ou John Zorn) veut dire fonctionner aux marges du mainstream pop ; marges où gravitent environ de 50000 à 500000 auditeurs. Par contre, être un artiste alternatif en Pologne ne signifie quasiment rien. La Pologne n'est toujours pas connectée au grand réseau téléphonique de l'Europe de la culture : tout le monde nous appelle et peut nous déranger à tout instant, alors que nous, nous ne pouvons pas leur téléphoner, et que nous y allons seulement de manière sporadique. Bien sûr, il suffit de partir à Londres pour échapper à la malédiction de ce pays arriéré. Se mettre à l'anglais (ce qui n'est pas un problème dans mon cas), vivre dans un contexte tellement plus tolérant, normal et universel. J'avoue que cela me tente de temps en temps, de déménager à Hackney, à Londres, et de ne plus rien avoir à foutre des problèmes et des contingences polonaises. Bien sûr, dans les années 90, il s'est passé pas mal de choses ici, il y eu de la folie, des ferments, de l'innovation. J'ai pensé que certains changements se produiraient plus rapidement. Ça n'a pas été le cas. Il faut plusieurs générations pour transformer cette mentalité nonchalante et provinciale. Oui, je suis content de mon statut et de l'argent que je gagne, mais je suis déçu par la mentalité polonaise. Et les propos des artistes américains du film "Small Spaces" le confirment : « Vous avez pas la vie facile », ils disent, « la Pologne n'est pas un pays tolérant. » C'est sûr, mais personne n'a dit que ce serait facile. Alors, continuons le combat.


Tymon Tymański

7. Katarzyna Paluch,
Onet.pl - 20.11.2008

6. Patryk Gochniewski,
Gazeta Wyborcza - 27.10.2008

5. Patryk Gochniewski,
Gazeta Wyborcza - 24.10.2008

4. Marcin Babko,
Gazeta Wyborcza - 23.10.2008

3. Agnieszka Szeffel,
- cinéphile - 13.10.2008

2. Grażyna Świętochowska,
Panoptikum - 22.09.2008
[JAZZ FORUM - Décembre 2008]

1. Tymon Tymański, - artiste indépendant - 01.09.2008